CGT 05

Hautes-Alpes : la CGT inquiète pour la situation économique et sociale

L’union départementale CGT juge la situation économique et sociale des Hautes-Alpes « inquiétante », selon Philippe Cottet, secrétaire général, Patrick Fisel et Christian Schuller, secrétaire de l’UD CGT 05.

Pour ce qui est de l’état de l’emploi dans le département, il est « catastrophique » pour Philippe Cottet. Il y a 5 % de chômeurs de catégorie A (demandeurs d’emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi, sans emploi) de plus en juillet 2014, soit 7000 personnes. Le taux a augmenté de 5,7 % en un an pour les catégories A, B, C (11.380 personnes en plus). Pour les catégorie B et C, elle comptait 4028 demandeurs d’emploi en 2013 et ce chiffre a augmenté de 8 %. Le chômage des jeunes augmentent également tout comme celui des seniors, qui croit de 11,2 % en un an. « Pour ces seniors, c’est synonyme de la quasi impossibilité de trouver un travail. Les saisonniers, qui sont habituellement des jeunes, sont de plus en plus des seniors contraints de faire cette activité », constate la CGT 05.

« J’ai reçu un agriculteur qui travaillait depuis 8 mois et demi sans être payé »

Le syndicat dénonce également une « destruction de l’emploi » dans le département. Les Hautes-Alpes ont perdu 900 emplois en cinq ans, 200 en 2013. Trois secteurs sont essentiellement touchés : le BTP (-15 % d’emploi en cinq ans), l’industrie et les commerces. « Dans un département comme le nôtre, on n’était pas tellement touché par le taux de chômage, on n’est plus à l’abri. La politique économique ne fonctionne pas. Les politiques d’austérité sont responsables. » « Les politiques de l’offre font des victimes : les chômeurs et les salariés qui voient leurs conditions de travail dégradées par manque de personnel. J’ai reçu un ouvrier agricole qui travaillait depuis 8 mois et demi sans être payé. Il venait à peine d’être payé pour janvier et février. C’est un situation  incroyable ! Ces gens-là hésitent à réclamer leur dû de peur de perdre leur travail », déplore la CGT.« Le 05 est dépendant de l’activité touristique et la courbe de non départ en vacances augmente et ceux qui peuvent partir réduisent leur budget », ajoute M. Cottet.

Inquiétude à propos de la réforme territoriale

Philippe Cottet se dit inquiet au sujet de la réforme territoriale. Sa crainte est de voir les métropoles « irradier » ce qui les entoure. « On ne sait pas comment ça se goupille pour les Hautes-Alpes. Il est prévu une réorganisation autour des communautés de communes. La réforme va éloigner les citoyens des centres de décision. »

La CGT 05 a initié une pétition pour que les élections des conseillers prud’homaux aient lieu en 2015 et non pas en 2017 comme prévu. Le syndicat entend aussi défendre sa représentativité lors des élections dans la fonction publique du 4 décembre, mais aussi à la Caisse mutuelle complémentaire et action sociale (CMCAS) et à la Caisse centrale d’activités sociales du personnel (CCAS) d’EDF du 24 au 27 novembre.

Prochains rendez-vous de la CGT :
- une mobilisation pour une paix juste et durable entre la Palestine et Israël ce samedi
- une mobilisation unitaire des retraités en direction de la préfecture pour que leur pension soit réévaluée le 30 septembre
- une mobilisation contre la politique d’austérité le 16 octobre.


 

HAUTES-ALPES : L'ACCORD DÉPARTEMENTAL SUR LA FORMATION DES SAISONNIERS VA DISPARAÎTRE

L'accord départemental sur la formation des saisonniers va disparaître, selon la CGT des Hautes-Alpes. Un accord unique en France qui a permis la formation de plus de 2000 saisonniers tout au long des 7 années d'existence. Aujourd'hui, la région PACA va mettre en place un système similaire mais moins performant selon Philippe Cottet, le secrétaire général de la CGT 05, et cela sans consultation des partenaires sociaux :

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RENTRÉE DE LA CGT« La situation économique et sociale est très grave »

Les sujets d’inquiétude ne manquent pas pour la CGT 05. Pour Philippe Cottet (entouré de Patrick Fisel et Christian Schuller), la réforme territoriale est un risque majeur pour les Haut-Alpins, éloignés des futures métropoles et peut-être privés de conseil général.Les sujets d’inquiétude ne manquent pas pour la CGT 05. Pour Philippe Cottet (entouré de Patrick Fisel et Christian Schuller), la réforme territoriale est un risque majeur pour les Haut-Alpins, éloignés des futures métropoles et peut-être privés de conseil général.

Huit mois et demi qu’il travaillait sans être payé. Ce Haut-Alpin, employé du secteur arboricole, s’est rendu ce mercredi à la permanence de la CGT, à Gap. Salarié permanent dans un domaine où la norme est d’être saisonnier, il n’osait pas réclamer son dû à son employeur, de peur d’être viré à 50 ans. « En ce moment, on voit des choses incroyables, des gens qui acceptent des conditions de travail d’un autre temps » rapporte Philippe Cottet, secrétaire général de la CGT 05.

Le chômage de plein fouet

Sécurité, horaires, repos hebdomadaire non respectés, heures supplémentaires non payées… Selon le syndicaliste, les Haut-Alpins se sentent obligés de dire oui car le chômage menace. Les demandeurs d’emploi sont aujourd’hui 11 380 au total dans le département, +5,7 % en un an. Cette hausse concerne avant tout les jeunes et les seniors (+11%). Un tiers d’entre eux sont des chômeurs de longue durée. Et leurs perspectives sont minces : 70 % des offres de Pôle emploi sont inférieures à six mois.

En cinq ans, 15 % des emplois du BTP, deuxième secteur d’activité dans les Hautes-Alpes, ont disparu, calcule la CGT. Inquiète de voir qu’une moitié des Français n’est pas partie en vacances cette année, le tourisme étant la locomotive du département.

Pour le secrétaire général de la CGT 05, « la situation économique et sociale est très grave ». Et cette très mauvaise passe est le résultat de « la politique d’austérité » menée par le gouvernement Valls « et ses prédécesseurs ». Particulièrement dans le collimateur, le ministre du Travail François Rebsamen, qui vient de demander à Pôle emploi de « renforcer les contrôles ». « C’est plus facile de radier un chômeur que de créer un emploi » raille Philippe Cottet.

Le gouvernement tente de « démanteler le code du travail », alors « il faut réagir » alerte Patrick Fisel, membre du bureau de la CGT 05. Il s’agirait de relever le nombre de salariés au-delà duquel une entreprise doit se doter de délégués du personnel (10 aujourd’hui) et d’un comité d’entreprise (49). Dans les Hautes-Alpes, les conséquences seraient spectaculaires, étant donné la petite taille de la grande majorité des structures. À la CGT, il est « hors de question de dialoguer » sur la remise en cause de ces acquis.

La CGT vient d’apprendre ce qu’elle considère comme une très mauvaise nouvelle. Faute de financements, l’accord sur la formation des travailleurs saisonniers est moribond.

Depuis sept ans, plus de 2000 personnes ont été formées en vue d’améliorer leur parcours, leur qualification, de sortir éventuellement de la saisonnalité. Ce dispositif « unique en France » permet aux saisonniers de suivre des formations en dépit de leurs fréquents changements de statuts. Le tout dans le cadre d’une commission paritaire interprofessionnelle.

« Pire », redoute Philippe Cottet, secrétaire général de la CGT 05, cet accord pourrait disparaître au profit d’un accord régional qui ne prend pas en compte le travail expérimental mené dans les Hautes-Alpes. « C’est un gâchis sans nom », déplore le syndicaliste. D’autant plus amer que les organisations de salariés n’ont en rien été associées à la négociation du document, qui risque de s’avérer beaucoup moins intéressant pour les salariés.